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Tutoiement / vouvoiement : quand employer lequel ?

Ha, la langue française ! Symbole de l’amour pour la plupart des autres pays, pourtant moins sexy lorsqu’on doit en dompter la grammaire.

Même nous, natifs, nous y perdons souvent notre latin et, dans le milieu professionnel cela peut devenir un vrai casse-tête chinois.

Entre tutoiement et vouvoiement, collègues plus jeunes, plus âgés, visiteurs, habitués et tous les cas particuliers, comment trouver le juste équilibre entre la sympathique auberge espagnole et la rigueur professionnelle de nos voisins allemands ?

Tout dépendra de votre relation avec votre interlocuteur me direz-vous. Et c’est bien là le potentiel problème. Voici quelques astuces pour ne pas fourcher.

Le « vous » est en premier lieu un signe de politesse. Peu importe votre âge, votre origine, votre poste ou celui de votre interlocuteur. Face à un inconnu : utilisez le vouvoiement. L’inconnu est en présence de quelqu’un que vous connaissez ? Ça ne change rien. Ma grand-mère nous répétait à bâtons rompus « on n’a pas élevé les cochons ensemble ! ». Autrement dit, quand on ne connait pas quelqu’un, on le vouvoie. Que ce soit un stagiaire de 3ème ou un retraité de l’Elysée, même combat. 

Si quelqu’un vous vouvoie, vouvoyer. Si on vous tutoie, tutoyez. Nous ne sommes plus au 20ème siècle, le scénario « où souhaitez-vous que je pose cela monsieur Dupont ? – Viens t’asseoir à côté de moi mon petit. » est désuet. Et perturbant. 

En cas de doute, posez la question. Ça paraît simple mais un « Peut-on se tutoyer ? » vous fixera tout de suite. Et si la personne ne préfère pas vous pouvez respecter sa décision sans que quiconque soit froissé.

En vous référant à ces 3 préceptes lorsque vous vous adresserez à quelqu’un, vous ne commettrez plus d’impair sur le sujet, quelles que soient les habitudes ou préférences de votre interlocuteur.