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S’il vous est déjà arrivé d’avoir un interlocuteur reculant alors que vous entamez une conversation, l’effroyable perspective de la mauvaise haleine vous a certainement déjà traversé l’esprit. Peut-être qu’il s’agit effectivement de cela et vous pourrez poser la question à un proche bienveillant dès que vous en aurez l’occasion.

Il est en revanche possible et probable, rassurez-vous, qu’il ne s’agisse que d’une mésestime du « cercle d’intimité » de votre interlocuteur.

Chaque individu a un cercle d’intimité qui lui est propre, une « distance de sécurité » avec laquelle il est à l’aise. La limite de ce cercle dépend de plusieurs facteurs : culturels, sociaux, éducatifs, entre autres. 

Plus nous sommes intimes avec une personne, plus nous serons autorisés à être physiquement proche d’elle. A contrario, si vous entrez dans le cercle d’intimité de quelqu’un que vous connaissez peu ou pas, votre interlocuteur réajustera automatiquement sa distance pour se sentir en sécurité.

 

Un individu d’origine latine (Français, italien, espagnol), aura fréquemment un cercle plus restreint qu’une personne d’origine asiatique par exemple. Par ailleurs, une personne timide ou ayant subi un traumatisme aura une distance de sécurité plus importante qu’un individu de culture similaire.

Le jour où ma mère m’interrogea sur son haleine, nous étions en expatriation dans un autre pays et elle côtoyait des personnes dont le cercle d’intimité était beaucoup plus étendu que notre cercle occidental : ils étaient de culture asiatique avec une éducation influencée par le colonialisme anglo-saxon.

Tout dépend donc de votre interlocuteur et de la distance de sécurité dont il a besoin. Majoritairement, cette distance correspond à minima à une longueur de bras.

C’est un ordre d’idées bien sûr, inutile de tendre les bras devant chaque personne que vous rencontrez.

Qui plus est, si par hasard vous aviez ce jour-là une haleine douteuse, vous serez trop loin pour que quiconque s’en aperçoive !
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Ha, la langue française ! Symbole de l’amour pour la plupart des autres pays, pourtant moins sexy lorsqu’on doit en dompter la grammaire.

Même nous, natifs, nous y perdons souvent notre latin et, dans le milieu professionnel cela peut devenir un vrai casse-tête chinois.

Entre tutoiement et vouvoiement, collègues plus jeunes, plus âgés, visiteurs, habitués et tous les cas particuliers, comment trouver le juste équilibre entre la sympathique auberge espagnole et la rigueur professionnelle de nos voisins allemands ?

Tout dépendra de votre relation avec votre interlocuteur me direz-vous. Et c’est bien là le potentiel problème. Voici quelques astuces pour ne pas fourcher.

Le « vous » est en premier lieu un signe de politesse. Peu importe votre âge, votre origine, votre poste ou celui de votre interlocuteur. Face à un inconnu : utilisez le vouvoiement. L’inconnu est en présence de quelqu’un que vous connaissez ? Ça ne change rien. Ma grand-mère nous répétait à bâtons rompus « on n’a pas élevé les cochons ensemble ! ». Autrement dit, quand on ne connait pas quelqu’un, on le vouvoie. Que ce soit un stagiaire de 3ème ou un retraité de l’Elysée, même combat. 

Si quelqu’un vous vouvoie, vouvoyer. Si on vous tutoie, tutoyez. Nous ne sommes plus au 20ème siècle, le scénario « où souhaitez-vous que je pose cela monsieur Dupont ? – Viens t’asseoir à côté de moi mon petit. » est désuet. Et perturbant. 

En cas de doute, posez la question. Ça paraît simple mais un « Peut-on se tutoyer ? » vous fixera tout de suite. Et si la personne ne préfère pas vous pouvez respecter sa décision sans que quiconque soit froissé.

En vous référant à ces 3 préceptes lorsque vous vous adresserez à quelqu’un, vous ne commettrez plus d’impair sur le sujet, quelles que soient les habitudes ou préférences de votre interlocuteur.

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La prochaine réunion que vous animez approche, vous l’avez extrêmement bien préparée et êtes dans les starting-blocks.

Seule ombre au tableau : vous redoutez ce moment où l’un des participants s’approchera dangereusement de la limite du cadre de confort que vous avez fixé.

Si vous avez déjà décidé de poser un cadre pour démarrer cette réunion, félicitations. Si ce n’est pas encore le cas, faites un tour par cet article et revenez ensuite.
 

Votre cadre est donc énoncé clairement en début de réunion et chaque participant a validé ses constituants.

Profitez de ce moment pour leur poser cette question : « comment allons-nous faire pour nous assurer que ce cadre est respecté ? ». Orientez-les vers la sélection d’un gage que je vous conseille amusant, celui-ci doit être impérativement bienveillant.

Ce pourrait être, par exemple, de faire le tour de la pièce à cloche-pied ou encore de chanter le tube de l’été à la manière d’Elvis Presley. Cela dépendra du groupe.

J’ai donné plusieurs formations à différents groupes d’employés de la même société, le premier groupe a préféré la danse rétro tandis que la deuxième souhaitait absolument chanter.

Soyez à leur écoute et assurez-vous que l’ensemble du groupe soit à l’aise avec la proposition retenue, il est impératif de ne pas tomber dans l’humiliation.

 

Cette définition du gage est votre levier : s’ils le choisissent eux-mêmes, ils n’auront aucune excuse pour y échapper en cas de manquement et donc tout intérêt à ne pas sortir du cadre.

En vous assurant qu’il est bienveillant, vous n’aurez pas de difficulté à le faire exécuter et ce sera un moment de « respiration » bienvenue. Cela vous permettra de reprendre l’attention de l’ensemble du groupe ensuite.

 

Dernier point de vigilance : soyez prêt à être celui/celle qui écope d’un gage, la règle s’appliquant également à vous … !

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Réunion de crise, hebdomadaire, atelier thématique ou les 3 à la fois, que notre entreprise soit atteinte de réunionite aigue ou que le sujet soit déserté, nous avons tous vécu des bonnes réunions et d’autres … où l’on se demande encore ce que l’on était venu y faire.

Vous pouvez légitimement être pris.e de panique lorsque c’est votre tour d’être l’animateur principal.

Comment faire alors pour que votre collègue Jean-Marc ne trépigne pas d’impatience ni que sa voisine Géraldine consulte intensément ses mails alors que vous abordez un point crucial de votre ordre du jour ?

Voici une ressource utilisée par les formateurs qui passe généralement inaperçue et tient pourtant un rôle essentiel dans la réussite de leurs interventions.

Poser le cadre en début de réunion.

L’objectif est d’obtenir le consentement de l’ensemble des participants sur l’attitude adoptée et les règles que tous respecteront pendant l’intervention.

Cela peut sembler évident et vous pourriez ne pas voir d’intérêt à le verbaliser, la différence est néanmoins étonnante.

Chaque formateur a son cadre préférentiel qui tourne souvent autour des mêmes thèmes.

Inutile que la liste soit longue, l’essentiel suffit.

Vous pouvez mettre l’accent sur la ponctualité dans le cas d’une série d’interventions ou pour prévenir un retour de pause ; sur l’implication de chacun, illustrée par les appareils électroniques rangés ou encore les modalités de prise de parole afin de permettre que chacun puisse s’exprimer.

Adaptez votre cadre à votre groupe du jour.

J’ai dernièrement relevé, alors que je démarrais une formation, un trio bavard. Profitant de la pose du cadre, j’ai souligné la nécessité d’un respect mutuel impliquant l’écoute de l’autre, moi y compris.

Mon constituant préféré est la notion de bienveillance inclusive : accueillir toute idée ou suggestion sans la juger ou la rejeter, construire avec des « oui, et » plutôt que des « non, mais ».

Assurez-vous que chacun valide les principes énoncés.

Ainsi, pendant l’intégralité de la réunion, en cas de déviation, vous pourrez aisément rapatrier les participants entre les bordures établies. »

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Nos cauchemars fourmillent de scénarios inquiétants : oublier de s’habiller pour aller travailler, se rendre compte trop tard qu’on n’a pas révisé pour un examen… La vie est plus clémente heureusement et rares sont les fois où l’on se retrouve dans de pareilles situations. Et pourtant…un morceau d’épinards coincé entre les dents, une braguette ouverte, une bavure de mascara sont autant de détails embarrassants.

Généralement, nous pouvons avertir discrètement notre interlocuteur, en toute bienveillance et ce dernier nous en est reconnaissant. Cela reste cependant un sujet délicat selon nos liens avec notre interlocuteur, la situation dans laquelle nous sommes et la nature du sujet à aborder.

J’étais un jour accueillie lors d’un salon et tandis que cette personne m’indiquait le chemin à emprunter je ne pouvais que me concentrer sur l’énorme mucosité qu’il avait au niveau de la narine et il s’en aperçut rapidement. Ce fut gênant pour lui comme pour moi. Alors comment réagir lorsque la personne à alerter est notre parton, notre client et/ou le sujet « sensible » ?

L’une des solutions à nos tourments est le mimétisme non-verbal.

L’être humain, lorsqu’il est en situation de détente, a pour réaction naturelle de mimer son interlocuteur. Ainsi, si je me gratte le nez deux ou trois fois de suite dans un intervalle court, il est probable que mon interlocuteur se grattera également brièvement le nez, par mimétisme.

Par conséquent, si mon interlocuteur a une saleté au niveau de la narine, je peux moi-même me gratter le nez à cet endroit à plusieurs reprises, il y aura de fortes chances pour qu’il fasse de même et puisse ainsi s’en débarrasser. A essayer dans vos prochains dîners !

Le danger : la situation cocasse où vous remarquez soudainement que votre interlocuteur se gratte le nez. Vous vous demandez alors si vous vous êtes vous-même gratté à cet endroit et qu’il agit par mimétisme, s’il se gratte simplement parce que ça le gratte ou, pire, s’il tente de vous transmettre un message par mimétisme non-verbal et que vous devriez vraiment vous gratter à cet endroit-là. Dans le doute, vous gratterez. S’ensuivra alors un festival de grattage de nez car, votre interlocuteur pourra faire de même, soit par mimétisme soit par doute, bref, une situation déroutante mais qui permettra, au moins, d’éliminer tout détail gênant.

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